AILES DE LA TRANSFORMATION - Offrez-vous la Paix du Coeur et du Corps
 
fin de vie et
accompagnement
 
Par Myriam-A. Dumartheray
 
 
 
Dès mon jeune âge, j'ai été confrontée à la mort. J'avais alors 7 ans que mon arrière grand-père venait de mourir sur le canapé de son salon de l'autre côté du village où habitaient mes parents, ma soeur et moi-même. A cette époque, dans les années cinquantes, il était coutume d'aller rendre visite au défunt et à son entourage, d'autant plus que nous étions de la famille. Mon arrière grand-père, ancien vigneron était la première personne que j'ai vu morte, il était donc allongé sur le canapé, avec autour de lui toute la famille et les amis proches. J'avais vraiment l'impression qu'il dormait, et tout de suite j'ai compris que sa vie se passait dorénavant ailleurs, dans un autre monde, monde dont je ressentais en mi l'existence, sans pouvoir lui mettre un endroit, une adresse... où, mystère ?  Dan la famille, il n'y avait pas de pleurs, sinon des visages tristes, il faut dire que l'ancêtre était d'un âge avancé. Il avait beaucoup travaillé pour ses enfants (quatre), des terres , des vignes furent distribuée, ainsi que des maisons. Il avait accompli sa mission l'arrière grand-père...
 
Là, se fut ma première confrontation avec cette étrange situation, la mort, très tôt aussi j'ai fait le constat que dans la famille, nous ne parlions pas de la mort, c'était un sujet tabou, empreint d'angoisses et de peurs. Mais surtout, l'expression des émotions n'existait pas, nous n'avions pas droit à l'expression. Tous les autres "passages dans la mort" qui se sont déroulés dans la famille, me sont apparus plus normaux. Très vite, alors qu'on me reprochait une indifférence dans ces instant, j'ai compris qu'il y avit quelque choses après la mort, très vite j'ai saisi que la vie continuait d'une autre manière, comme si la vie se poursuivait sur un autre plan d'existence. Par contre, très longtemps je me suis intérrogée sur l'après-vie, je me suis mise à lire tout ce que je trouvais sur le sujet, sur l'au-delà, sur la vie après la mort, il n'y avait pas encore internet, mais ce fut mes première lectures de recherche sur l'inconnu. Cette façon de penser, je l'ai gardée pour moi, car je voyais très bien que je dérangeais, même le pasteur de la paroisse était parfois emprunté pour me répondre.
 
Le départ qui m'a le plus ébranlée fut le suicide de ma meilleure amie qui avait l'âge de 18 ans, je mis près de dix ans pour m'en sortir et certainement pas indemne, je le compris bien plus tard. Dans les années 1990, avec un groupe d'amis, nous avons fondé une association d'accompagnement en fin de vie, avec une formation pour des bénévoles et aussi pour les soignants. Cette association existe toujours à ce jour, elle a pour nom L'Association ENTRELACS, elle est basée à Genève. Cette association, je l'ai présidée durant 6 ans environ, et j'y ai même assuré de l'enseignement et du soutien aux bénévoles. La base de l'association était une démarche spirituelle pour les membres, de manière apolitique, sans aspects religieux, en respectant les croyances de chacun. Mon chemin de vie et de recherche s'est poursuivit en dehors de l'association et je serais certainement amenée à un moment donné de vous en parler, car l'accompagnement en fin de vie, le soutien aux malades et aux familles s'est poursuivi au travers de ma profession d'infirmière que j'exerce toujours.
 
Voici les coordonnées de l'
Association Entrelacs à Genève
 
Présidente, Mme Lydia Muller
Psychologue, Psychothérapeute FSP
80, rue de la Servette
1202 Genève
Tél. 0041 (0)22 740 04 77